Les Bienveillantes – Jonathan LITTELL

eden10200epubEN BREF

Je ferai malheureusement à tout jamais partie de ceux qui auront abandonné ce chef d’oeuvre de la littérature contemporaine. Il commençait pourtant avec tout ce que j’aime: justesse des mots, provocation, recherche de la vérité. Mais Jonathan Littell s’adresse très vite uniquement aux experts de la 2nde Guerre Mondiale, et tombe dans ce que j’appellerai un flou artistique verbal dans lequel, personnellement, je me suis perdue. Et ce qui me rassure, c’est que je ne suis pas seule à le lui reprocher. A force de détails et de noms à tout va, de villes différentes à chaque page, on ne sait plus où l’on est, où l’on va, et avec qui. On se dit alors que l’on peut faire avec, que ça va passer au fil des pages, et que ça ne nous empêchera pas de suivre le fil du récit et le message premier du roman: s’interroger sur la banalité du mal. Mais on se fait vite rattraper par notre (mon?) incompétence à retenir les noms, lieux et fonctions.

Alors on lâche… on se détache du livre et on en voudrait presque à Jonathan de le rendre inaccessible

Je vous conseille donc la critique de Nathalie Crom pour ce livre, elle en parle bien mieux que moi, et elle, elle l’a lu!  : http://bit.ly/16rwk2O

BREF

Fatiguant

PLUMES

?

VERBATIM

« Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la vie humaine sont l’air, le manger, le boire et l’excrétion, et la recherche de la vérité. Le reste est facultatif. »

L’AUTEUR

Jonathan Littell, né le 10 octobre 1967 à New York, est un écrivain franco-américain. Son roman Les Bienveillantes, écrit entièrement en français et signé à l’âge de 39 ans, lui vaut le prix Goncourt 2006 et le Grand Prix du Roman de l’Académie française 2006. C’est aussi grâce à ce roman qu’il obtient le 8 mars 2007 la nationalité française pour « contribution au rayonnement de la France » après deux tentatives infructueuses en 2006. (via http://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Littell)

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12 Commentaires

  1. Sympa les infos sur Littel ! Un plaisir de te lire à nouveau BDL !

  2. J’ai abandonné les Bienveillantes à la 150ème page. Non parce que je ne suivais pas l’intrigue, mais parce que mes nuits (je lis avant de m’endormir) étaient peuplées de cauchemars. Par ailleurs, à l’instar de Claude Lanzmann (qui avait fait un article sur ce livre, dans le nouvel obs, lors de sa sortie), je me pose la question de savoir si cet étalage de violence et d’horreur – même si elles ont été réelles et font partie de notre histoire – est à mettre entre toutes les mains. Je veux dire, puisque nous ne sommes pas des historiens, est-il vraiment nécessaire de nous familiariser avec cette insoutenable cruauté?
    Un tel livre n’empêchera malheureusement pas le négationnisme et n’apporte rien de plus que ce que Lanzmann nous a donné à voir d’une manière bien plus intelligente.

    • Bonsoir Sylvie, tu aurais le lien vers l’article de Claude Lanzmann pour le partager ici?
      Je relis et relis ton idée et je ne trouve pas de réponse juste…. les atrocités expliquées dans tous les livres sur la Solution Finale sont malheureusement nécessaires d’après moi, malgré leur violence… C’est la plus vraie des vérités sur le négationnisme. Parfois, tout imager et intellectualiser ne suffit pas. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que c’est un témoignage important, au nom de l’Histoire.

  3. Je voulais le lire, mais faute de temps, j’avais laissé tomber et puis, les critiques ont soufflés le chaud et le froid et je me suis dit que le temps manquant, je pouvais le rayer de ma liste.

    No regrets ! 😀

    • Bonsoir Belette,

      Merci pour ton message! Effectivement, il faut du temps ET de la concentration pour ce pavé… je n’avais ni l’un ni l’autre apparemment ! Ce sera pour une autre fois surement, je n’aime pas la sensation d’être tout de même passé à côté de quelque chose. Je vous tiendrai au courant si je suis encore ici 😉

      • Il suffit parfois d’un rien et un roman par en sucette parce que notre état d’esprit n’était pas au top…

        Je n’aime pas non plus passer à côté d’un roman, mais ça arrive et je n’ai pas le temps de revenir dessus ensuite 😦

        A+ 😀

  4. J’ai lu ce livre il y a déjà quelques années. Je n’ai pas abandonné, parce que c’est quand même un travail remaquable.Mais tout comme Sylvie, (commentaire précédent), chaque fois que j’ouvrais le livre, j’avais une sensation proche de la nausée. Et les constantes allusions à la culture grecque m’ont ennuyée. Ceci étant dit, c’est peut-être un lvre qu’il fallait écrire.Et cette vision du nazisme par l’autre bout de la lorgnette apporte un brin de lumière sur cette horrible période. Pédagogie par la repulsión implicite.

  5. Coucou ! il faut absolument que j’essaie de le lire. Cela ne peut pas laisser indifférent de par son sujet bien sûr mais surtout apparemment de par le style de l’auteur. Merci pour ce partage, ton blog est toujours aussi beau, @bientôt sur wordpress !
    Frédéric.

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